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Rencontres - Vite ou prendre son temps ?

Telle est la question. Le but ici n'est pas de dire qui a raison ou tort bien entendu. Personnellement, je prends tout mon temps, plusieurs semaines en général, voir plus. Parce que j'ai besoin de savoir ce qu'ont dans la tête les gens que je rencontre, ça m'évite de me retrouver dans la situation désagréable ou je suis face à quelqu'un à qui je n'ai rien à dire, je déteste les rencontres qui me font perdre quelque chose.

Peut-être que ça dépend de ce que l'on cherche, et où on place ses priorités. Dans mon cas je ne cherche pas une amie, il faut que je le précise. Il faut que je précise aussi que je ne fais pas de rencontre parce que je m'ennuie, mais seulement quand j'en ai vraiment envie.

Et vous, comment voyez-vous les choses? Et surtout qu'est-ce qui déclenche chez vous l'envie de passer à la rencontre ?

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😀 Il n'y a pas de mauvaises réponses, tout avis est le bienvenu, participez, osez, ne soyez donc pas timide... 😀

Replies (33)
    • Une autre incohérence, à plusieurs reprises je me suis entendu dire je ne cherche rien, je ne veux pas rencontrer et puis me dire lorsque j’aurais rencontrai la bonne personne je le saurai...C’est peut-être aussi une façon délicate de dire je ne veux pas te rencontrer...Dans ce cas où est la franchise?

      Une autre, je ne rencontre que très rarement et après avoir eu de très longues conversations téléphoniques...Pour ma part je pense que c’est être un peu naïf car tous le monde sais qu’il y beaucoup de joueurs de pipeau qui sont très patients.

      D’ou la, les raisons pour lesquelles je suis pour rencontrer relativement vite, éviter de perdre mon temps avec des personnes incohérente ou qui ne savent pas ce quelle veulent.

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      • guibolles, pour répondre au deuxième paragraphe de ta première réponse : je ne peux que te donner mon expérience personnelle ...

        j'ai accepté une rencontre assez rapidement avec un monsieur ... nous avions divisé le chemin à faire vers l'autre à peu près en deux et dans un endroit que nous connaissions tous les deux ... donc on était en terrain connu ... dès qu'il est entré dans cet établissement, je me suis sentie mal comme jamais, on aurait dit qu'il me pompait toute mon énergie rien que pas sa présence sans dire un seul mot. Il a voulu s'asseoir à côté de moi, je lui ai montré la place en face ... je n'aurais pas su accepter une proximité tellement je me sentais mal. il m'a fallut un peu plus d'une semaine pour récupérer un état plus normal de bien être.

        tu comprendras que j'ai été "refroidie" pour le coup et que maintenant je demande un peu plus de discussion. Je ne sais évidemment pas pourquoi d'autres femmes que moi réagissent, ni leurs raisons. Ce sont juste les miennes.


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        • Tu as juste passé un mauvais moment, je suppose que tu en a vus et eus d'autres moments désagréables dans ta vie et très certainement bien pire.
          Moi aussi mais bon ça fait partie de la vie, on ne peu gagner à chaque foi.
          Tu peux discuter autant que tu veux tu ne pourras jamais être sure de quoi que ce soit, des baratineurs, des joueurs de pipeaux il y en a à la pelle.

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          • sincèrement, je ne me suis jamais sentie aussi mal de ma vie excepté mes deux alertes cardiaques ...

            des moments mauvais oui mais pas de ce type.

            je suis d'accord avec toi on ne peut être sur de tout mais ceux dont on est sur que ce n'est 

            pas ça , c'est déjà ça de supprimé

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            • Bien sûr, mais ce que je comprends pas chez toi, c'est que si tu as affaire à un profil qui te baratine ici, tu sembles penser qu'il ne te baratinera pas devant un café. Y a aucune raison qu'il où elle s'arrête subitement. Un baratineur est un baratineur. Quant tu mens, tu finis toujours par t'emmêler les pinceaux, avec un peu de patience, il est simple de voir ici qui est cohérent et qui ne l'est pas.

              Tu peux discuter autant que tu veux tu ne pourras jamais être sure de quoi que ce soit, des baratineurs, des joueurs de pipeaux il y en a à la pelle.

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            • En dehors de deux personnes avec qui j'ai eu une très belle histoire, chaque rencontre depuis 2015 me pousse vers l'isolement, jusqu'à certains moments où je ne voulais plus qu'on m'approche. 

              En ce moment, je reste "visible" ici au cas où... mais je n'essaie aucune prise de contact. Pour le reste, j'accepte parfois les invitations d'amies mais j'y vais dans une vision amicale et refuse tout ce qui est clairement annoncé comme un rencard.

              Alors, oui, je préfère prendre mon temps, quitte à rester seul plutôt que mal-accompagné.

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              • Comme beaucoup, je ne suis pas fan du virtuel ! Mais il faut un minimum d’information et cela ne se fait pas en deux messages. Je sais que il y a quelques points avec quoi je ne saurais vivre et je préfère le savoir à l’avance pour ne pas perdre son temps d’un côté comme de l’autre !. A part quelques habituées, ici, qui sont actives, beaucoup de profils apparaissent et puis se fige ! Plus aucune réaction et aucunes réponses aux messages ! Et comme il y a de plus en plus de faux profils on devient très méfiants…

                Mais une discussion qui s’éternise n’est pas nécessairement bon non plus ! Cela peut cacher un brouteur très patient !!!!! (C’est du vécu).

                PS : Remarque quand même sur les photos :

                C’est fou le nombre de personnes qui mettent des photos qui n’attire absolument pas ! Grosses lunettes de soleil, de dos, chiens, chats, flou, sombre, ou divers objets de décoration !!! Après ils s’étonnent de ne pas avoir de messages !!. La photo est ce qui doit accrocher en premier, alors ne pas mettre n’importe quoi.

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                • Je suis d'accord pour les photos, sans parler de "beauté" qui reste subjective, il y a des photos où rien que l'attitude n'engage pas, mais alors pas du tout. J'ai même vu passer un doigt d'honneur l'autre jour. Bon ben pourquoi pas... il faut de tout pour faire un monde, mais... bonne chance quand même.

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                • Pour ma part, ça dépend aussi… j'ai fait plusieurs rencontres amicales et parfois amoureuses sur l'ancien site… pour toutes sauf une seule, les échanges ont commencé via le forum ou dans le salon de discussion… les échanges de point de vue, l'interaction avec les autres en disent beaucoup sur les gens… ensuite vient le moment des échanges en privé et là, ça peut soit durer longtemps, soit être très rapide...

                  Qu'est-ce qui fait la différence? Le "feeling" surtout et pour ma part, ma disponibilité aussi… ayant mes enfants en permanence, je ne peux pas les "caser", à l'heure actuelle ils sont plus grands donc je dirais les "laisser", à chaque fois que je sens que je pourrais avoir rencontrer une chouette personne… donc bien souvent il me faut de plus longs échanges mais il m'est aussi arrivé de provoquer une rencontre rapide car, pour une fois, j'avais un weekend totalement seule et donc, c'était vraiment l'occasion d'en profiter ;).

                  Mais je rejoins aussi arnaud-emoi et RedRina, chaque rencontre qui ne mène à rien pousse à l'isolement… c'est pourquoi j'ai totalement quitté les sites de rencontre il y a un peu moins de 2 ans… j'avais fait un bref passage l'an dernier pour mieux me rendre compte que j'en avais vraiment besoin… une pause, une longue pause… sans espoir de rencontrer qqn, vivre ma vie et me retrouver seule avec moi-même et ça m'a fait un bien de fou… Maintenant que je suis parfaitement bien avec moi-même, je suis prête à avoir qqn dans ma vie… mais pas à tout prix.

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                  • Et tu as totalement raison, tu en es surement à un stade, ou tu ne ressentes plus la nécessité absolue d'être avec quelqu'un (parce qu'il le faut), mais juste parce que toi, tu en as envie et que tu l'as décidé ? 

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                  • Salutations , pour moi ça dépend , j'ai eu autant de vite que de lent MAIS j'ai toujours commencé par les discutions et ensuites les visio-chat de Skype et seulement à ce moment-là on peut parler de se rencontrer en IRL .

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                    • ça peut être vite ou pas. Cela dépend de tellement de facteurs dont notamment la disponibilité émotionnelle. 

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                      • Davelsa ça veut dire quoi être bien avec soi-même, c'est un concept que j'ai du mal à imaginer. Tu te disputais toute seule avant ?

                        lug intéressant mais qu'est-ce que tu entends au juste par "disponibilité émotionnelle"? Veux-tu dire qu'il y a des personnes plus ouvertes que d'autres aux sentiments ?

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                        • Alors, c'est une expression qui m'est peut-être propre mais que j'utilise souvent… et j'avais oublié à quel point tu aimes provoquer le débat où on n'a pas forcément envie de le faire ? ? 

                          Mais, d'abord, "ne pas être bien" ne veut pas dire "se disputer", tu peux très bien être mal sans jamais te disputer avec qui que ce soit… et donc oui, il m'est arrivé d'être mal avec moi-même… pourquoi? parce que je connaissais mal mes propres besoins à ce moment-là… 

                          J'ai hésité à écrire de manière générale ou utiliser le "je"... j'opte pour le "je".

                          Plus jeune, je vivais avec mes parents, et même si ceux-ci sont géniaux, J'ai quand même vécu en partie selon ce qu'ils ont espéré et voulu pour moi, selon le chemin qu'ils ont façonné pour moi… ensuite, vient le moment de les quitter, pour ma part, c'était pour me mettre en ménage avec le père de mes enfants et rapidement est venu le premier enfant… toute cette petite vie se construit. Forcément, je suis jeune, je crois connaître plein de de choses à la vie sans me rendre compte que j'apprends encore beaucoup (et encore aujourd'hui d'ailleurs). Mes besoins se construisent par rapport à mon ex, ses besoins aussi d'ailleurs, par rapport aux enfants aussi… peut-être pas tout mais en grande partie... depuis qu'on est petit, toutes les histoires qu'on a lues, tous les films qu'on a vu, toutes le paroles qu'on a entendues, en arrivent toujours, d'une manière ou d'une autre, à la conclusion que la vie idéale, c'est papa-maman-enfants et puis… vient la rupture, la belle grosse rupture, celle qui met à mal tout l'idéal qui a été construit, toute l'image de la vie que j'avais en tête.. et il faut déconstruire tout ça et reconstruire… pendant cette période, j'étais terriblement mal quand je me retrouvais seule et je ne connaissais pas cette vie-là, seule dans ma vie amoureuse, seule quand mes enfants partaient chez leur papa… et là, j'ai commencé à ne pas me supporter moi-même car je reportais tout ce que je voulais faire car j'étais seule pour le faire, j'avais besoin de rencontrer des gens à tout prix pour ne pas être seule, quitte à être mal accompagnée en fait, mais sur le moment, je me disais mais non, c'est de ça que j'ai besoin, c'est ma décision… pour, au final, à chaque rencontre, m'éloigner encore un peu plus du bien-être… je tente de résumer sinon, vous allez vous endormir avant la fin de ce récit ?.

                          Puis, un jour, j'ai décidé d'accomplir chacun de mes rêves d'enfants, ceux que j'ai fait quand je pensais encore que la vie est sans embuches, que tout est rose et tout joli… et c'est là que j'ai découvert mes réels besoins, ceux qui n'appartiennent qu'à moi, c'est là que j'ai trouvé la sérénité, que j'ai arrêté de me traiter d'idiote à chaque fois que je faisais un truc pour assouvir un besoin qui n'en était pas un… comme oui, on pourrait dire que je me suis disputée avec moi-même quand je me suis inscrite ici pour la énième fois alors qu'au final, ça m'énervait plus qu'autre chose mais je cherchais quelque chose que je ne pouvais pas trouver ici… le bien-être intérieur, le bien-être de vivre avec moi, seule sans amoureux. 

                          Et donc quand je parle d'être bien avec moi-même, je parle d'avoir identifié mes besoins sans avoir besoin de qqn d'autre, de poser des actes, des gestes qui sont pleinement en accord avec ceux-ci et pour lesquels, je ne vais pas avoir de regrets, pour lesquels je ne devrai pas attendre qqn d'autre, aller au bout des choses qui me tiennent à cœur même si je suis seule pour le faire (le grand projet de ma vie, ma petite miss de 6 ans, en est le parfait exemple, tant que je n'étais pas bien seule, je n'aurais pas pu me lancer, j'aurais continuer à attendre en vain de rencontrer la bonne personne pour le faire)

                          C'est un cheminement qui dépend de chacun, de son propre vécu… il est parfois facile pour certains, difficile pour d'autres, d'autres encore pensent l'avoir, certains autres ne le feront sans doute jamais… et tout ceci n'est, au fond, pas très important… chacun ses propres ressentis, ses propres besoins… 

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                          • C'est là un chemin bien "parcouru"! Bravo. Mais, une remarque peut-être inadéquate, être bien avec soi-même, sans amoureux n'implique pas "sans amour". On peut penser à la compassion par exemple, ou simplement pouvoir aimer une personne sans que ce soit pour satisfaire un besoin souvent un manque.

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                            • Disponibilité émotionnelle .... Imaginons qqun qui subit un deuil, la famille est déchirée, un manipulateur s amuse a ****** le bo...el ... 

                              Et bien une personne dans ce type de circonstances n a, pour moi, pas la disponibilité émotionnelle pour commencer a construire sur des "bases saines". 

                              Ce genre de situations peut se décliner avec d autres paramètres bien entendu. Toute ressemblance avec des faits réels ne serait que pure coïncidence ....

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                            • La disponibilité émotionnelle: est-on déprimé? Heureux d'être seul(e)? Besoin de parler, d'échanger ou pas, besoin d'une présence, ...

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                              • J'avais donc bien compris. J'ajouterais aussi, besoin de se rendre utile de l'autre côté. Je m'explique. Je suis quelqu'un qui trainoulle beaucoup avant de rencontrer dans la plupart des cas. En fait, il faut le temps que je détermine si je peux apporter quelque chose à cette personne ou pas. 

                                J'ai déjà fait des rencontres rapides, par exemple dans le cas d'un gros soucis pc, avant c'était encore fréquent, mais moins depuis les portables. Je sais que je peux l'arranger donc je le propose très vite. Et ça peut être aussi quelqu'un qui se sent mal, qui n'a pas le moral ou qui déprime et qui te dit avoir un besoin urgent de parler. Mais ça, ça devient de plus en plus rare.

                                Attention, ce n'est pas que je veux me faire plus catholique que le pape, c'est juste que j'ai besoin de trouver une utilité aux choses. La plupart des femmes aujourd'hui commencent par t'expliquer qu'elles savent tout faire, qu'elles se débrouillent parfaitement seules et qu'elles n'ont besoin de personne. J'en suis même à me demander quelle est encore l'utilité d'un site de rencontre dans ces conditions, je pense être cohérent quand je parle d'utilité des choses.

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                              • Davelsa  on est en plein dans le sujet là. D'abord tu écris vraiment bien, heureusement que tu n'avais pas envie de répondre. :-)

                                Tu aurais pu utiliser le "nous" pour nous les femmes. Cela m'étonne que tu n'as pas récolté 25 pouces, comme je viens de le dire, elles seront toutes d'accord avec toi, ou presque toutes, ( je laisse un espoir aux hommes ). Quoi que certains hommes seront d'accord aussi, ils se féminisent également.

                                Je veux bien entendre qu'il y a des moments dans la vie ou cela fait du bien de se retrouver seul, histoire de faire le point sur sa vie par exemple, surtout comme tu expliques après une rupture. D'ailleurs je suis le premier à dire que cela fait des dégâts et qu'il faut bien souvent pas mal de temps pour penser ses blessures. Jusque là, pas de problèmes.

                                Le problème est au delà parce que tu vas beaucoup plus loin. Pour comprendre un phénomène, j'essaye de prendre de la hauteur et de voir les choses dans un ensemble, ne prends donc pas ce que je vais dire spécialement pour toi.

                                "le bien-être intérieur, le bien-être de vivre avec moi, seule sans amoureux", "s'aimer soi-même avant d'aimer les autres" et toutes les variantes, on entend plus que ça aujourd'hui. Tu peux parcourir les derniers forums, tu vas le lire 50 fois et ça sera encore écrit 50 fois avant la fin de l'année.

                                Le problème c'est quand un groupe d'individus se met subitement à penser la même chose, ça ne peut pas être issu de leur propre pensée, ou de leur propre cheminement comme tu dis. Il se passe exactement avec cela ce qui s'est passé pour l'UE quand tout le monde c'est mit à chanter la même chanson, dont les paroles commencent, par paix, prospérité, bonheur, multiculturalisme etc... considérant le tout comme étant une chance. 50 ans de propagande nous a mené à tout le contraire, pourtant, nous pensions aussi que c'était issu d'un long cheminement.

                                depuis qu'on est petit, toutes les histoires qu'on a lues, tous les films qu'on a vu, toutes le paroles qu'on a entendues, en arrivent toujours, d'une manière ou d'une autre, à la conclusion que la vie idéale, c'est papa-maman-enfants et puis…

                                Non ! Ce n'est pas depuis tout petit, c'est depuis que l'histoire de la vie à commencé sur terre. Ce n'est pas un film c'est la vie, et les films racontent des scènes de vie. Aujourd'hui, les animaux continuent, l'homme est le seul d'entre-eux à vouloir s'arrêter.

                                Mais ce n'est pas l'homme au sens large, je veux dire en tant qu'espèce qui souhaite s'arrêter, c'est juste quelques hommes, ceux qui te dictent tout ce que tu dois faire de ta vie, ceux qui décident de ton avenir et de celui de tes enfants.

                                Et ça par contre ça n'a pas toujours été ainsi, c'est récent dans l'histoire de l'humanité. Tes parents n'ont rien à voir dans l'histoire, comme toi ils ont fait ce qu'on leur a dit de faire, il faut juste comprendre que ce qu'on leur a demandé à eux, n'était pas la même chose que ce qu'on te demande à toi.

                                Hier ils avaient besoin de couples, du "nous", aujourd'hui ils ont compris que le "je" était beaucoup, beaucoup, beaucoup plus rentable, de toute manière ils n'ont même plus le choix dans cette fuite en avant.

                                Nous sommes donc occupés à fabriquer les "je", juste parce qu'ils en ont besoin. et je trouve cela extrêmement dangereux et ça m'inquiète beaucoup.

                                Un enfant meurt toutes les 5 secondes, 120 sont donc morts le temps que j'écrive ma réponse, quel est le "je" qui s'en préoccupe ?

                                54 semaines que des gens se battent pour récupérer un semblant de dignité, un pouvoir de décision sur notre avenir et celui de nos enfants, 54 semaines que j'en parle, 54 semaines que je parle (presque) tout seul.

                                Savez-vous pourquoi c'est ainsi ? C'est juste parce qu'ils ont réussi à convaincre qu'avoir besoin des autres était un mal.

                                Nous ferions bien de prendre exemple sur les fourmis, sans quoi nous payerons très cher les conséquences et l'addition sera bientôt sur la table.

                                Combien de temps allons nous faire semblant que nous faisons des choix ?

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                                • Je comprends très bien ce que tu écris... c'est pourquoi j'avais opté pour le "je" car si on parle de manière générale, il est clair que l'individualisme prend énormément de place dans la société actuelle et je le condamne. Je sais que ce que tu écris ne me vise pas moi personnellement car il me semble qu'au fil des années passant par ici de temps en temps, tu as pu remarquer, je l'espère du moins, que je suis l'inverse de l'individualiste... 

                                  C'est pourquoi aussi je ne parlais que de vie amoureuse car je suis loin d'être seule... avoir besoin d'une période de célibat complet/entier ne conduit pas forcément à ne penser qu'à son propre bien-être et uniquement celui-là. Au contraire, pour ma part du moins, cette période me permet d'être prête à offrir le meilleur de moi-même sans attente égoïste pour ce qui est de la vie amoureuse. Mais, c'est vrai, avec certaines exigences, mal comprises parfois, pour garder cet équilibre dans ma vie. Pour ce qui est de ma vie de manière générale, j'ai, grâce à cette période d'acceptation de mes propres besoins, posé un acte qui est l'opposé même de l'individualisme... devenir famille d'accueil (pour que ceux qui ne le savent pas, comprennent). Et ce n'est, je pense, que le plus gros exemple des actes que je peux poser.

                                  Mais... et je l'admets volontiers, ce n'est pas l'interprétation qui est faite par la majorité des gens quand on leur dit d'être bien avec eux-mêmes.

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                                  • Oui, j'ai remarqué que tu n'étais pas individualiste. Mais as-tu déjà vu quelqu'un qui se revendique comme tel ? :-)

                                    Non bien sûr. Donc l'individualisme n'existe pas ? La réponse est toujours la même, si, si les autres oui, mais pas moi.

                                    Donc à mon avis,  la première caractéristique d'un individualiste c'est de ne pas se rendre compte qu'il l'est.

                                    Comment puis-je savoir si je le suis ou pas? Je crois que chaque acte que l'on pose c'est d'abord et avant tout pour soi.

                                    Cela m'amène a penser qu'on est tous des individualistes, mère Theresa y compris.

                                    Donc adopter un enfant ne prouve rien. Comme tu  le dis, "tu" as avant tout réalisé "ton" rêve. n'est-il pas vrai ?

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                                    • De la même manière qu'une personne altruiste utilisera rarement ce mot pour se définir...

                                      Ces différents termes sont, en général, utilisés par "les autres" plutôt que la personne elle-même.

                                      Je comprends très bien où tu veux en venir… mais je ne suis pas vraiment d'accord (mais ça, tu t'en doutes car c'est pour ça que tu provoques le débat ;) ).

                                      Et… voulant te répondre, j'ai été relire vite fait la définition de l'individualisme et je pense qu'il y a encore matière à débattre… dans le sens où je l'utilisais, égoïsme serait plus adapté.

                                      De cette lecture, il ressort que l'individualisme n'est pas forcément et entièrement négatif alors que c'est cela que je voyais plutôt… va falloir que je peaufine cette lecture.

                                      Bref… de la définition que j'en avais avant cette brève lecture, j'aurais pu comprendre et limite aller dans ton sens pour ce qui est de l'adoption… par contre, je parlais d'accueil… et ça, c'est pas la même chose.

                                      Quand tu adoptes un enfant, tu cherches à avoir cet enfant pour toi, qu'il porte ton nom, tu choisis dans quel réseau scolaire il va évoluer, quelle option philosophique il suivra en cours, tu décideras si tu veux le faire voyager ou non, s'il peut se faire percer les oreilles ou non, cet enfant sera le tien dès lors que l'adoption est prononcée.

                                      Quand tu as un enfant en accueil, tu entres dans un système de co-parentalité avec les services de protection ou d'aide à la jeunesse, les services de placement, les parents biologiques, etc... et chaque année, ça peut s'arrêter… l'enfant peut retourner chez ses parents biologiques si la situation le permet… tu as des comptes à rendre tout le temps.. cet enfant ne portera jamais ton nom, tu ne décides pas dans quelle école il peut aller, s'il suivra la morale ou la religion ou rien du tout, tu ne peux pas décider si l'enfant aura les oreilles percées, tu ne peux pas partir à l'étranger sans avoir demandé l'autorisation avant, tu ne peux pas le faire dormir en dehors de chez toi sans avoir prévenu… donc… là… je ne sais pas si l'individualisme (ou égoïsme) est alors de mise… je ne vois pas où ça se situerait… 

                                      Et… faire un voyage au Canada, ça, c'est un rêve… ici, je parlerais plutôt d'un choix de type de vie… certains, dont je fais partie, ont besoin de donner du sens à leur vie, d'être utile… d'autres pas… mais ces derniers ne sont pas forcément individualistes ou égoïstes comme les premiers ne sont pas forcément altruistes non plus... 

                                      Donc… si donner du sens à sa vie, aider ceux qui en ont besoin est de l'individualisme ou de l'égoïsme alors je le revendiquerais haut et fort que je le suis…. 

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                                      • Intéressant, je comprends bien la différence, c'est vrai il y en a une de taille. Pour info, qui décide de tout pour l'enfant alors?

                                        Je pense souvent que faire un enfant aujourd'hui est égoïste, tout en étant consciente que c'est n'est pas simple de lutter contre ses instincts. Pas égoïste par l'aspect  "possessif",  mais égoïste dans le sens où, pour son propre plaisir, on crée un être sans être sûr de pouvoir lui assurer un avenir radieux, ou un avenir tout court.

                                        C'est vrai qu'en ce sens, puisque l'enfant existe de toute façon, la question ne se pose pas pour toi, ni pour une adoption.je veux dire que tu n'es et ne seras jamais responsable de lui avoir donner la vie. Tu ne fais que l'accompagner du mieux possible, ce que même lui ne te reprochera jamais. Pour moi c'est la solution idéale en attendant des jours meilleurs.

                                        Donc je suis d'accord, on est avant tout égoïste, dans le sens ou quand tu fais un cadeau a quelqu'un tu le fais d'abord parce que ça te fait plaisir à toi-même, c'est un fait. 

                                        Mais j'imagine quand même que ton choix, particulier, d'accord, correspond malgré tout a ton propre besoin et vient combler celui-ci non ?

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                                        • Evidemment, il comble un besoin et c'est pour ça que je concluais le précédent message en disant que si trouver un sens à sa vie en aidant les autres est égoïste/individualiste alors oui, je le suis et je le revendique haut et fort dans ce cas ;-).

                                          Pour ce qui est de ton autre question "pour info", je pense que je vais créer un autre sujet car on s'éloigne plus que fortement du sujet initial ici ;-)

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                                          • Ainsi on est bien d'accord. Je milite pour la légitimité du besoin !!! Ces dernières années, on dirait que certains veulent le rendre illégal. ;-)

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